De la classe au laboratoire : quand l’Université accueille le Cégep

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Trois étudiant.e.s du Cégep d’Amqui ont eu l’occasion de plonger au cœur de la recherche scientifique en réalisant des expériences directement dans les laboratoires de l’ISMER‑UQAR. Encadrés par Mariame Chéhouri, auxiliaire de recherche et membre du RAQ, ainsi que par Laury-Ann Dumoulin, étudiante au doctorat, ils ont travaillé sur la culture de la microalgue Nannochloropsis, un organisme naturellement présent dans les eaux du Saint‑Laurent et reconnu pour son fort potentiel en aquaculture et en biotechnologie.

Dans ce contexte stimulant, les étudiant.e.s ont testé différentes concentrations d’azote et de nitrate afin d’en mesurer les effets sur la croissance de la microalgue. Cette démarche leur a permis de découvrir concrètement les méthodes expérimentales, de manipuler des équipements spécialisés et de se familiariser avec les exigences du travail en laboratoire. Au‑delà des compétences techniques acquises, cette immersion s’est révélée être une expérience humaine riche, renforçant leur intérêt pour les sciences aquatiques et leur donnant un aperçu tangible du milieu de la recherche.

Cette collaboration visait à aboutir à une restitution des résultats sous forme d’un kiosque scientifique accessible à un large public. Dans cette optique, les étudiant.e.s du Cégep d’Amqui ont pris en charge la conception et l’animation du kiosque, s’appropriant pleinement les résultats de leur projet. Le RAQ s’est quant à lui déplacé à Amqui pour assister à cette présentation et découvrir le fruit de leur travail, aux côtés des enseignant.e.s et de la communauté.

Le kiosque présenté pour l’occasion s’est révélé très bien fait notamment grâce à des fioles d’échantillons et à l’observation de microalgues au microscope, il a su capter l’intérêt des visiteurs et susciter de nombreux échanges. Les étudiant.e.s ont démontré une excellente maîtrise de leur sujet, répondant avec clarté, assurance et enthousiasme aux questions du public.

Cette activité a permis de mettre en valeur tout le travail accompli par les étudiant.e.s, tout en renforçant les liens entre les milieux collégial et universitaire. L’accueil des enseignant.e.s a d’ailleurs été très positif : plusieurs sont venus à la rencontre de l’équipe pour souligner la qualité de l’activité et exprimer leur volonté de poursuivre et développer ce type de collaboration.

Ce projet conjoint entre le RAQ et le Cégep d’Amqui propulsé par le pôle de l’Est du Québec et l’UQAR, illustre concrètement l’importance de bâtir des passerelles durables entre les différents niveaux de formation. En offrant aux étudiant.e.s des expériences immersives en recherche, le RAQ contribue activement à susciter des vocations et à former la relève en sciences aquatiques.

Dans cette optique, la poursuite de telles initiatives repose désormais sur l’identification de nouveaux sujets à proposer aux cégeps partenaires. Les membres du RAQ sont donc invités à partager des idées de projets stimulants, adaptés au contexte collégial et ancrés dans les réalités des sciences aquatiques.

Parallèlement, les étudiant.e.s du réseau représentent une ressource précieuse et sont invités à s’impliquer activement en encadrant de futures équipes. Des fonds sont prévus pour soutenir ce mentorat, offrant une belle occasion de s’engager, de partager leur expertise et de contribuer concrètement à la formation de la relève.


Cette expérience met en évidence toute la richesse du rapprochement entre les milieux collégial et universitaire, et souligne le rôle clé que peut jouer le RAQ comme moteur de collaborations structurantes, concrètes et durables entre ces deux niveaux de formation.

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