Excellence au féminin : les contributions des chercheuses du RAQ à l’honneur cette semaine

raqcommunicationAnnonces, Chercheurs et Chercheuses, Communications, Étudiant.e.s, Nos membres rayonnent

Cette semaine, le RAQ met en lumière l’excellence scientifique de ses membres féminines! Leur expertise, leur rigueur et leur engagement envers la recherche dans le domiane des ressources aquatiques enrichissent non seulement la communauté scientifique québécoise, canadienne et internationale.

Cliquer sur chacun des titres pour acceder à l’article.

🔬 Les contributions scientifiques des chercheuses du RAQ

Citons à titre d’exemple la contribution des femmes membres du RAQ dans le numéro spécial du Journal canadien de zoologie dédié à l’aquaculture durable et le développement des pêches commerciales et récréatives. Nous sommes fiers de vous présenter les 9 articles signés ou co-signés par ces chercheuses remarquables sur les 13 que compte ce numéro spécial.

Delphine Veillard signe une étude innovante explorant l’impact de polluants typiques des environnements portuaires sur le développement embryonnaire de la moule bleue. Grâce à une approche métabolomique, son travail révèle comment certains contaminants affectent les processus physiologiques critiques au stade embryonnaire, offrant des pistes essentielles pour mieux comprendre la fragilité des écosystèmes côtiers face aux activités industrielles.


Clémence Gourtay s’intéresse aux mécanismes physiologiques permettant aux jeunes bars rayés de faire face aux conditions hivernales, notamment les variations de salinité et l’influence des acides gras alimentaires. Son étude améliore la compréhension du métabolisme saisonnier de cette espèce importante dans le Saint-Laurent et contribue à une meilleure gestion halieutique.


Ce travail, mené par Manon Riou, examine la fréquentation des zones de pêche par différentes espèces de cétacés, en mettant l’accent sur la baleine noire de l’Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition. Leurs résultats fournissent des données précieuses pour améliorer les mesures de gestion des pêches et réduire les risques d’empêtrement, un enjeu crucial pour la conservation.


Camille Gravel-Brunet étudie les impacts physiologiques de la translocation d’huîtres américaines dans différents environnements du golfe. Son analyse des marqueurs de stress permet d’évaluer la capacité d’adaptation des populations déplacées, un élément essentiel dans un contexte de restauration, d’aquaculture et de changements climatiques.


L’étude de Joëlle J. Guitard démontre que la hausse des températures influence directement le métabolisme et la croissance du sébaste, tandis que l’acidification semble jouer un rôle moindre. Ces résultats contribuent à mieux anticiper l’évolution des populations de cette espèce emblématique du golfe du Saint-Laurent dans un contexte de réchauffement global.


Dans cette étude approfondie, Charlotte Gauthier analyse les signatures élémentaires présentes dans le noyau des otolithes afin d’identifier l’origine natale du flétan de l’Atlantique, une espèce d’importance écologique et économique.
En examinant la variabilité spatio-temporelle de ces marqueurs chimiques, son travail permet d’améliorer la compréhension des patrons de dispersion et de recrutement du flétan dans le golfe du Saint-Laurent.
Ces résultats sont particulièrement utiles pour orienter les stratégies de gestion durable des stocks et renforcer les programmes de conservation.


Cet article explore une piste innovante pour optimiser l’élevage de l’omble chevalier, une espèce phare des environnements nordiques. Les auteurs évaluent l’efficacité de la restriction alimentaire contrôlée comme stratégie de gestion, tout en examinant l’impact des nucléotides alimentaires et de la plasticité digestive sur la croissance des poissons.


Cette étude met en lumière les patrons de déplacements du doré jaune dans le lac Winnipeg, en analysant comment cette population du bassin sud utilise l’espace au fil des mois. Grâce au suivi détaillé des mouvements des poissons, les auteurs révèlent des différences marquées dans les stratégies saisonnières, influencées par des facteurs environnementaux et biologiques.


Dans cette étude, Jeremy De Bonville et Sandra A. Binning explorent l’interaction entre les infections parasitaires et la température pour influencer la performance de nage du crapet-soleil (Lepomis gibbosus). Leur travail vise à comprendre si les parasites réduisent la capacité aérobie des poissons et si ces effets dépendent de la température environnementale, un facteur clé pour les espèces ectothermes.


Claire Vergneau-Grosset et Carolyn Gara-Boivin contribuent à une étude méthodologique essentielle à la science moderne, sous la supervision de Sandra A. Binning. Leur travail vise à développer des techniques non létales permettant de détecter les endoparasites et de déterminer le sexe des poissons, notamment chez la perchaude.
Ces nouvelles approches, présentées dans le Journal of Fish Biology, favorisent des méthodes d’échantillonnage plus éthiques, durables et respectueuses du bien‑être animal, tout en ouvrant la voie à des suivis biologiques plus précis et moins invasifs des populations aquatiques.


🏆 Prix et distinctions : célébrer l’excellence

Au-delà de leurs contributions scientifiques, plusieurs chercheuses du RAQ se sont distinguées par des prix prestigieux qui reconnaissent leur impact dans le milieu culturel, scientifique et environnemental au Québec et à l’international.
Cliquer sur chacun des titres pour acceder aux informations relatives aux prix cités.

🏅 Prix du jury – Gala du Conseil des Arts de Montréal (avril 2025)

Ce projet unique mêlant art, environnement et acrobatie met en scène un navire acrobatique inspiré des dynamiques écosystémiques. Le prix du jury récompense l’innovation, la créativité et la portée éducative de ce travail singulier.


Cette médaille prestigieuse est décernée annuellement à de jeunes scientifiques au parcours exceptionnel. Lors du congrès annuel de la SEB (8 au 11 juillet 2025), Sandra Binning s’est vue décerner l’un des quatre prix présidentiels, soulignant la qualité exceptionnelle de ses recherches et son influence grandissante dans le domaine de la biologie animale.


La vice-doyenne à la recherche de la Faculté des sciences, Isabelle Marcotte, a reçu l’Ordre des Palmes académiques, le plus ancien ordre honorifique français dédié aux distinctions civiles.
Cette reconnaissance prestigieuse souligne son engagement exceptionnel envers l’enseignement supérieur, la recherche et la promotion de l’excellence académique. Elle récompense également ses efforts soutenus pour enrichir la formation scientifique, soutenir la relève et favoriser un milieu universitaire plus inclusif et innovant.


La professeure Marianne Falardeau, de l’Université TÉLUQ, figure parmi les cinq scientifiques mondiaux à suivre en 2025 selon le prestigieux magazine Science News.
Cette distinction internationale témoigne de l’excellence de ses travaux, de leur pertinence pour les enjeux environnementaux actuels et de la portée de ses recherches à l’échelle globale.


Merci pour vos contributions remarquables qui font avancer la science pour le développement durable des ressources aquatiques. Cela renforce scientifiquement la place du Québec dans le paysage mondial.
Votre engagement, votre rigueur et votre passion inspirent la relève scientifique et démontrent l’importance cruciale de soutenir et de célébrer les femmes dans la recherche.

Partager cet article