Nos membres rayonnent – SCEE 2026, Toronto

raqauxÉtudiant.e.s, Nos membres rayonnent

Du 11 au 14 mai 2026, trois membres du RAQ ont représenté leur recherche lors de la Conférence Annuelle 2026 de la Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE), tenue à Toronto.
Leurs travaux, ancrés dans la génomique des populations et l’écologie évolutive des milieux aquatiques, témoignent de la vitalité scientifique du réseau et de l’excellence de la relève en recherche.


Direction : Jean‑Sébastien Moore (U Laval)

Marjolaine, membre du RAQ, évalue le potentiel de l’ADN environnemental (ADNe) comme outil complémentaire à la télémétrie acoustique pour suivre la migration de l’omble chevalier (Salvelinus alpinus) dans les écosystèmes arctiques.

Son projet vise à déterminer si les variations de concentration d’ADNe peuvent refléter la dynamique spatio‑temporelle des migrations en aval, un enjeu crucial alors que les changements climatiques modifient la phénologie des espèces anadromes. En combinant les données du réseau de télémétrie de Cambridge Bay (NU) à des échantillons d’eau prélevés le long de la voie migratoire et analysés par qPCR, elle examine la corrélation entre détections acoustiques et signaux d’ADNe.

Ce travail permettra d’évaluer la capacité de l’ADNe à documenter les migrations de l’omble chevalier et à soutenir le suivi des populations dans les milieux arctiques en transformation.

©Marjolaine Naud

Direction : Jean‑Sébastien Moore (U Laval)

Imane, également membre du RAQ, a présenté une étude d’envergure portant sur la génomique des salmonidés dans les lacs alpins du parc national de la Gaspésie.
À partir de données génomiques provenant de 535 individus répartis dans sept lacs, elle examine :

  • la diversité génétique des populations d’omble chevalier, d’omble de fontaine et de touladi
  • les niveaux d’introgression entre espèces
  • l’impact des mutations délétères dans des environnements isolés

Ses résultats préliminaires révèlent des contrastes marqués entre espèces, mettant en lumière l’influence de la mobilité, de la dérive génétique et de l’histoire démographique sur la structure des populations.
Son travail offre des pistes essentielles pour la conservation des salmonidés en milieux nordiques.

©Imane Mehdi

Direction : Małgorzata Anna Gazda (UdeM – nouvelle membre co-chercheuse)

Vincent, nouveau membre du RAQ, a présenté une étude portant sur les signatures génomiques de l’isolement chez le crapet‑soleil (Lepomis gibbosus) dans cinq lacs des Laurentides.
Grâce au séquençage 3RAD et à l’analyse de SNPs provenant de 57 individus, il a évalué :

  • la différenciation génétique entre lacs
  • la diversité nucléotidique
  • l’influence potentielle de facteurs biotiques, dont un gradient de charge parasitaire

Ses résultats mettent en évidence une différenciation génétique marquée, même entre des populations géographiquement proches, suggérant que les conditions locales – parasites, prédateurs, interactions biotiques – jouent un rôle clé dans la structuration génomique.
Son travail enrichit les connaissances fondamentales en génétique évolutive et en écologie adaptative.


La participation de Marjolaine Naud, Imane Mehdi et Vincent Dubois‑Caron illustre la force du réseau et l’importance de la recherche collaborative en écologie aquatique.
Leur présence à la SCEE 2026 témoigne de la qualité exceptionnelle des travaux menés au Québec et de la contribution essentielle du RAQ au développement des connaissances sur la biodiversité et l’évolution des écosystèmes aquatiques.

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