
Valentin Cavarlé partage son expérience collaborative pour une Co-culture macroalgues-bivalves
Valentin Cavarlé est étudiant au doctorat sous la supervision des professeur·e·s Fanny Noisette (ISMER-UQAR) et Éric Tamigneaux (Cégep de la Gaspésie et des Îles) à l’ISMER-UQAR. Son projet de doctorat vise à étudier les impacts de la co-culture macroalgues-bivalves sur les sites aquacoles. L’accent est mis sur la création de micro-habitats de pH et d’oxygène pour protéger les mollusques de l’acidification, et sur l’apport de matière organique des algues pour améliorer la croissance et la qualité des bivalves. Il évalue aussi la capacité des algues à recycler les déchets azotés des mollusques et à stimuler leur propre croissance. Ce projet est mené sur deux sites aquacoles au Québec, il informera sur la qualité nutritionnelle des espèces produites en co-culture.


« Les algues, en co-culture avec les bivalves, peuvent améliorer leur environnement chimique et fournir une source supplémentaire de nourriture grâce à la libération de matière organique », explique Valentin.



Cet été, Valentin a eu la chance de collaborer avec la Ferme maricole du Grand Large à Carleton-sur-Mer pour une étude innovante. Cette dernière compare la croissance et la qualité des huîtres (Crassostrea virginica) et des moules (Mytilus edulis) en monoculture et en co-culture avec la laminaire sucrée (Saccharina latissima).
Pour ce faire, un dispositif expérimental en mer a été installé afin d’évaluer le potentiel exceptionnel des algues pour améliorer l’environnement de culture des bivalves, via le transfert de matière organique dans l’eau. Les apports de matière organique et les caractéristiques biométriques et nutritionnelles des bivalves ont été analysés. « Les premiers résultats pourraient montrer une augmentation de la matière organique en présence d’algues, avec des effets attendus sur la qualité des bivalves, notamment au niveau des lipides » indique Valentin.


Cette expérience a été extrêmement bénéfique et instructive pour Valentin : « C’est une chance d’observer, d’apprendre, mais surtout de co-créer pour innover et améliorer les pratiques aquacoles » précise-t-il. Travailler en collaboration avec les aquaculteurs a permis à Valentin d’être en contact direct avec la réalité du secteur aquacole : « Les mariculteurs sont conscients de la nécessité d’adopter des mesures pour renforcer la résilience de leurs systèmes. Cette synergie entre producteurs et scientifiques est particulièrement bénéfique » conclut-il.
Félicitations à Valentin et aux collaborateurs de la Ferme maricole du Grand Large , pour cette étude innovante et ce partage de connaissances.
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