Mois des femmes en science – Célébrons les femmes qui transmettent, mobilisent et inspirent

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Tout au long du Mois des femmes en science, le RAQ a mis en lumière des chercheuses et des étudiantes qui transforment la recherche aquatique par leur expertise, leur leadership et leur engagement. Pour conclure cette série, nous consacrons cette dernière semaine aux femmes qui font rayonner la science au‑delà des laboratoires : celles qui vulgarisent, qui enseignent, qui animent, qui donnent de leur temps pour rapprocher la science du public et inspirer la relève.

La vulgarisation et le bénévolat scientifique sont des forces motrices essentielles d’une science ouverte, inclusive et connectée aux communautés. Et cette année encore, les membres du RAQ ont brillé par leur créativité, leur passion et leur générosité.


Femmes en action : vulgariser pour rendre la science vivante

Depuis son lancement en 2023, le Lévisium est devenu un rendez‑vous incontournable pour les familles, les curieux et les passionnés de science. Chaque année, le Quai Paquet de Lévis se transforme en un immense terrain de jeu scientifique où conférences, spectacles, kiosques et animations interactives rendent la science accessible, ludique et captivante.

L’édition 2025 n’a pas fait exception.
Citons pour exemple Aglaé Lambert, étudiante supervisée par Eva Enders (INRS) qui a pris part à l’animation de l’atelier du RAQ et de l’INRS, contribuant à faire découvrir au public la diversité des poissons des rivières québécoises, leurs comportements et les méthodes scientifiques utilisées pour les étudier. Aglaé et Eva ont permis à des centaines de visiteurs de plonger dans un univers souvent méconnu grâce à leur enthousiasme et leur pédagogie.

Dans la continuité de cet engagement, les membres du RAQ ont également participé à l’événement « Les filles et les sciences, un duo électrisant », organisé par Technoscience Est‑du‑Québec. Cette journée visait à initier des adolescentes de 2e, 3e et 4e secondaire aux sciences aquatiques et à leur montrer que la recherche peut être passionnante, concrète et accessible.

Cette année, l’atelier du RAQ, « L’ADN environnemental », était animé par une étudiante à la maîtrise et deux étudiantes au doctorat. Les participantes ont pu extraire de l’ADN environnemental à partir d’échantillons d’eau, tout en découvrant chacune des étapes du protocole d’extraction. Elles ont ensuite appris comment ces techniques permettent de détecter la présence d’espèces dans un milieu, et pourquoi l’ADN environnemental est un outil essentiel pour prévoir et surveiller l’arrivée d’espèces envahissantes.

Les jeunes scientifiques en herbe ont adoré cette immersion pratique, guidée par des chercheuses passionnées qui ont su rendre la démarche scientifique vivante, concrète et accessible. Elles ont passé un moment riche en découvertes, tout en explorant la diversité des parcours scientifiques possibles.

Les membres du RAQ ont également participé au 24 Heures de Science du Carrefour Rimouski, où les familles ont pu découvrir la richesse de la faune marine du Saint‑Laurent. L’activité débutait par un jeu de reconnaissance sonore permettant d’identifier poissons, cétacés et bruits anthropiques, révélant à quel point le monde marin est vibrant et animé.

Les participants ont ensuite exploré différentes espèces de poissons grâce à un jeu de « Qui est‑ce ? », avant de se lancer dans une petite enquête scientifique autour d’une crevette nordique disparue. À travers ces activités ludiques inspirées de la biologie marine, les familles ont appris à mieux comprendre les écosystèmes du Saint‑Laurent tout en s’amusant.


En plus des activités terrain, plusieurs membres du RAQ contribuent à la vulgarisation scientifique à travers des balados qui rendent la recherche accessible au grand public.

Le RAQ souhaite souligner le travail remarquable de Lyne Morissette, biologiste marine, communicatrice scientifique et membre du réseau. Par ses projets de recherche et ses nombreuses interventions médiatiques, elle sensibilise depuis des années le public à la conservation des mammifères marins et aux enjeux du Saint‑Laurent. Son site web, Balad’eau, propose un grand nombre de ressources pour mieux comprendre ces écosystèmes et les efforts déployés pour les protéger.

Dans un épisode du balado Saumon Québec, la professeure Céline Audet (ISMER) explique comment les changements climatiques transforment les milieux océaniques et affectent le saumon atlantique. Sa participation illustre l’importance de rendre des enjeux complexes accessibles et utiles pour la conservation des espèces.

Le RAQ souligne également l’engagement de Manon Riou, aujourd’hui doctorante et membre active du réseau pendant toute sa maitrise à l’ISMER. Dans la serie de balados intitulée Balad’EAU – Au cœur du Saint‑Laurent, elle accompagne Lyne Morissette et Joël Berthelot pour présenter la situation critique de la baleine noire de l’Atlantique Nord, l’une des espèces les plus menacées au monde. Elle y aborde les défis liés aux collisions, aux empêtrements et aux changements climatiques, ainsi que les solutions envisagées pour favoriser la coexistence entre pêcheries et mammifères marins.


Merci à celles qui font vivre la science

En clôturant ce Mois des femmes en science, nous tenons à remercier toutes celles qui, par leur expertise, leur créativité et leur générosité, enrichissent notre communauté. Leur engagement dans la vulgarisation et le bénévolat scientifique rappelle que la science est avant tout une aventure collective, nourrie par le partage, la passion et la volonté de transmettre.

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